Windhoek :
Bienvenue en Namibie !

Dans Namibie par Mathieu

Nous arrivons en Namibie en début d’après-midi. Après avoir attendu au moins aussi longtemps qu’aux États-Unis pour passer l’immigration (une bonne heure donc !), nous retrouvons la navette de notre loueur de 4×4. L’agence de location est en ville et l’aéroport est loin dans la campagne (un bon 45km !). Nous voilà donc partis pour 45 minutes de trajet avec un chauffeur à l’image de tous les autres gens qu’on a rencontrés dans ce pays : super sympa ! Et on rentre direct dans l’ambiance : ça ne fait même pas 15 minutes qu’on roule, qu’une colonie de babouins traverse la route devant nous ! A ce moment-là, on se dit que ce road trip est très très prometteur… En arrivant en ville, je me rends compte qu’il y a beaucoup de fils barbelés et de clôtures électriques autour des habitations. J’en profite d’avoir notre chauffeur sous la main pour lui demander si c’est une ville dangereuse. Il éclate de rire : « Non, non, ce sont les assurances qui demandent ça mais ne vous inquiétez pas, ici, ça ne risque rien ! » Nous voilà rassurés. On a quand même prévu de se balader dans la ville pour la découvrir avant de prendre la route demain en fin de matinée. Alors, Windhoek, c’est comment ?

Une capitale toute petite…

La Namibie est un pays très peu peuplé : un peu plus de 2 millions d’habitants pour une superficie bien supérieure à celle de la France. Donc forcément, la capitale est à l’échelle : Windhoek compte environ 300 000 habitants. Notre promenade ne va donc pas durer des heures ! On commence par marcher vers le centre ville. On y trouve quelques immeubles (gratte-ciels serait un bien grand mot) plutôt récents qui ont l’air d’abriter des bureaux. Et puis il y a une petite rue piétonne qui ne paye vraiment pas de mine. En fait ça a l’air d’être le « piège à touristes » local. Comme il est encore assez tôt, les vendeurs de babioles sont tout juste en train de s’installer.

On fait demi-tour et on remonte vers un monument qu’on a aperçu la veille, de nuit, en allant faire nos courses : la Christuskirche. En chemin, on passe par LE parc du centre ville : Zoo park. Comme son nom ne l’indique pas, ce n’est pas un zoo ! En fait, ça l’était jusqu’en 1962. Ensuite, on aperçoit le musée de l’Indépendance (toute récente : 1990) qu’on ne visitera pas, faute de temps. Celui-ci fait face à la première école primaire de la ville : la Kaiserliche Realschule. Moi non plus, je ne comprends pas ce que j’écris !

Une église au look atypique

Et donc nous voilà arrivés à la Christurkirche. Cette église est le symbole de la ville. On la voit en photo sur toutes les brochures touristiques. C’est un peu leur Tour Eiffel si vous voulez ! Ce qui est marrant, c’est qu’elle est au milieu d’un espèce d’immense rond-point à plusieurs voies. Autant dire qu’on a manqué de se faire écraser deux ou trois fois en essayant de traverser… On a vu plus accessible comme lieu de culte ! Si vous trouvez qu’elle a un look bizarre, c’est normal. Son style est un mélange de néo-roman, de néo-gothique et d’art nouveau. C’est un mix audacieux qui donne un résultat… plutôt surprenant ! Un peu comme quand on vous fait goûter ce super jus détox betterave-orange-céleri-fraise… Et que, pour ne pas vexer votre hôte, vous le gratifiez d’un « C’est pas mal, ça change… ».

Quoi qu’il en soit, on a trouvé cette église quand même super photogénique ! (Si vous vous demandez pourquoi le ciel n’est pas de la même couleur sur les deux photos, c’est parce qu’Alexandra m’a fait la première en plein contre jour et j’ai fait ce que j’ai pu pour la récupérer…).

…mais une capitale quand même !

On finit notre boucle matinale en traversant le cœur du gouvernement namibien. On commence par voir le terrain de cricket (et oui, ayant été sous administration sud-africaine jusqu’à son indépendance, l’influence britannique est bien présente ici…). Le terrain est bordé de jacarandas (mais si, ces grands arbres à fleurs violettes qu’on a aussi trouvés en Australie), on adore ! On continue de marcher et, sur notre droite, on arrive au Tintenpalast (« Palais de l’encre » littéralement) qui abrite le Parlement. En face, on voit les jardins à l’entrée desquels trônent trois statues de figures de l’indépendance namibienne.

   

Après cette courte mise en bouche, il est déjà l’heure de retourner à l’hôtel pour retrouver notre 4×4. Et oui, on a quand même pas mal de route pour arriver avant la fin de l’après-midi à Okonjima ! Cette réserve animalière abrite la fondation AfriCats qui va nous en apprendre beaucoup sur la faune locale. Mais ça, c’est dans le prochain épisode alors, à très vite sur les routes namibiennes !

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