De la Patagonie à la Terre de Feu – partie 3 :
Ushuaia

Dans Nos itinéraires par Alexandra

Le début de notre voyage a commencé fort. La Patagonie nous en a mis plein les yeux, aussi bien côté chilien qu’argentin. Nous nous envolons à présent vers une région voisine mais bien différente : la Terre de Feu. J’ai longtemps rêvé de venir ici. Probablement un effet secondaire de l’émission Ushuaia Nature de ce cher Nicolas Hulot. Sans même réellement savoir ce qu’on pouvait y voir, j’étais curieuse de découvrir cette partie du monde. Nous avons donc profité de ce voyage pour partir à la découverte de la partie la plus australe de l’Argentine.

Où étions-nous ?

La Terre de Feu désigne un ensemble d’îles, situées tout au sud de l’Amérique latine et séparées du continent américain par le détroit de Magellan. L’archipel est constitué d’une île principale, l’Ile Grande, et de nombreuses autres petites îles, au confluent des océans Pacifique et Atlantique. Il est partagé entre deux pays : l’Argentine et le Chili. Et oui, les deux tiers de l’Ile Grande sont en réalité chiliens ! Pour dessiner la frontière, rien de plus simple. Il suffit de tracer une ligne droite selon un certain méridien puis de suivre le canal de Beagle. Mais alors où se trouve Ushuaia dans tout ça ?

Ushuaia est la capitale argentine de la province Terre de Feu, Antarctique et Iles de l’Atlantique Sud. La ville se trouve sur l’Ile Grande et dispose d’un cadre naturel unique : nichée au creux des montagnes (la queue de la Cordillère des Andes) et les pieds dans le canal de Beagle. Mais si l’image de bout de monde lui est souvent associée, elle est aussi avant tout la porte d’entrée sur l’Antarctique, une étape clé dans la route vers le continent blanc. Attention toutefois, Ushuaia n’est pas la ville la plus australe au monde comme voudraient bien nous le faire croire ces petits coquins d’Argentins. Et oui, juste de l’autre côté du canal se trouve la petite ville chilienne de Puerto Williams !

Jour 12 : Ushuaia I La ville

Nous quittons El Calafate en avion dans la matinée, direction la Terre de Feu. Nous sommes impatients de découvrir de nouveaux paysages après déjà 10 jours de montagnes. Le ciel est couvert mais la vue après l’envol est très belle. Le Lago Argentino est d’un beau bleu turquoise et nous apercevons en fond les sommets enneigés de la Cordillère des Andes. Définitivement, cet endroit est un paradis pour nous !

Ça y est, nous voilà enfin à Ushuaia ! Nous ne perdons pas de temps et partons nous promener en ville. Mais le temps n’est malheureusement pas de la partie. Le ciel est gris, il pleut et il y a du vent. Bref, il ne fait pas beau et ça caille ! Mais bon, on ne va pas se laisser abattre, on commence à avoir l’habitude.

Ushuaia est une sorte de petit San Francisco. Toutes les rues sont en pente, on monte pour redescendre sans cesse. Et le tracé de la ville est bien quadrillé, à l’américaine. Difficile de se perdre. Nous commençons par l’avenue San Martín qui est l’artère principale. Elle ressemble en fait à toutes les autres rues mais avec des boutiques et des restaurants en plus. Comme nous sommes déjà en décembre, les façades commencent à se parer des décorations de Noël. J’adore l’ambiance qui règne en cette période de fêtes !

Sur les quais le long du canal de Beagle se trouve le casino de la ville. Il est tout moderne mais pas franchement très joli. Et il n’y a pas grand chose d’autre à voir par ici. Un arrêt à l’office du tourisme nous permet de nous réchauffer un peu, de récupérer quelques informations et cartes mais surtout de tamponner notre guide du Routard d’un beau tampon ‘Ushuaia’ !

Lorsque nous marchons en direction du port, nous pouvons apercevoir au loin tout plein de containers empilés sur les docks ainsi que des gros paquebots alignés les uns derrière les autres. C’est impressionnant ! On se rend bien compte ici qu’Ushuaia est avant tout un port, une étape indispensable pour tous ces navires en route pour l’Antarctique ou tout simplement en transit entre l’océan Atlantique et l’océan Pacifique.

La guerre des Malouines.

Des panneaux affichés à l’entrée du port montrent clairement l’animosité qui règne entre l’Argentine et l’Angleterre ! Il faut savoir que ces deux pays se sont affrontés au début des années 80 dans la guerre des îles Malouines (nom argentin) ou îles Falkland (nom anglais). Au choix !
Ces petites îles inhospitalières (mais où nous rêvons de nous rendre) sont situées à quelques centaines de kilomètres à l’est de la Terre de Feu. Elles ont été découvertes au 16ème siècle par les Anglais. Et, en 1982, alors qu’elles sont habitées par une petite colonie de colons d’origine écossaise, l’armée argentine débarque, bien décidée à s’approprier leur gouvernance. Les Anglais s’empressent de répondre par la force. Les gouvernements des deux pays voient en cette guerre l’opportunité de redorer leurs images auprès de leur population. La guerre dura 2 mois et se solda par un cuisant échec de l’Argentine qui n’était pas de taille à affronter l’armée anglaise. Mais pour les Argentins, c’est un vrai traumatisme, présent encore aujourd’hui. Le pays refuse de reconnaitre la souveraineté britannique et accuse les Anglais d’occuper illégalement les îles. Alors un conseil, ne parlez surtout pas de Falkland là-bas, et même, évitez le sujet !

En se promenant sur les quais, on passe devant le St Christopher. Ce navire en a fait du chemin : construit aux États-Unis, il fut longtemps utilisé par les Britanniques dans la Royal Navy avant d’être vendu aux Argentins. Il s’agit en fait d’un remorqueur qui participa, au début des années 50, à plusieurs opérations sauvetages dans la région. Mais suite à une avarie moteur, il ne put jamais quitter les eaux d’Ushuaia et fut donc échoué ici, au beau milieu du canal de Beagle, en 1954. Sa carcasse n’a pas bougé depuis.

Jour 13 : Ushuaia I Le canal de Beagle

D’où vient le nom du canal ?

Il a été hérité du navire britannique HMS Beagle qui quitta l’Angleterre au début du 19ème siècle, sous le commandement du capitaine Fitz Roy (tiens donc !), dans le but de cartographier cette partie du monde. A bord, un invité : Charles Darwin. Alors naturaliste amateur, Darwin profita du voyage pour explorer la Terre de Feu, étudier sa faune et sa flore, mais aussi observer les populations rencontrées. A son retour, son journal de bord est publié sous le nom The Voyage of the Beagle. Darwin devient célèbre. Nous sommes au début de sa théorie de l’évolution.

Le rôle du canal.

Le canal de Beagle marque aujourd’hui la frontière entre le Chili et l’Argentine en Terre de Feu. Sur la rive nord, c’est l’Argentine avec Ushuaia. La rive sud est, elle, chilienne et abrite la petite ville de Puerto Williams. Long de plus de 200 km, ce canal relie l’océan Atlantique à l’océan Pacifique et permet ainsi aux navires de passer d’un océan à l’autre en toute sécurité, les terres les protégeant des forts vents. Mais le canal est étroit et peu profond par endroits. De nombreux navires y périrent, leurs épaves gisant encore au fond aujourd’hui.

La croisière.

Une des principales activités touristiques du coin consiste à faire une petite croisière sur ce fameux canal de Beagle. De nombreuses compagnies offrent leurs services, bien souvent identiques. Ou presque. En réalité, les bateaux suivent tous le même itinéraire et, afin de se démarquer les uns des autres, marquent un arrêt sur une petite île qui diffère selon la compagnie.
Le temps aujourd’hui est toujours maussade mais au moins, il ne pleut pas. En sortant du port, nous avons une bonne vue d’ensemble d’Ushuaia. Finalement, beaucoup plus jolie avec de recul. D’ici, on devine les silhouettes des montagnes, encore cachées dans les nuages. Dommage ! La ville est bordée de forêts, des forêts malheureusement grignotées par les maisons. En sortant du port, nous longeons un énorme paquebot rempli de containers. On se sent tout petits

Isla de los Pájaros

La bateau marque un premier arrêt devant une petite île rocheuse qui est littéralement recouverte de cormorans royaux. Ici beaucoup de bruits et surtout une forte odeur désagréable ! On aperçoit aussi quelques goélands qui paraissent un peu perdus au milieu des autres.

Isla de los Lobos

Nous nous approchons de très près d’une colonie de lions de mer qui s’adonne à leur activité favorite, dormir ! Certains sont vraiment énormes et impressionnants. On n’a vraiment pas envie de se retrouver à côté d’eux ! Et d’ailleurs, ils font clairement leur loi. On en voit certains chasser des plus petits qu’eux, parfois même jusque dans l’eau…

Alors que le bateau poursuit sa route, nous avons la chance d’apercevoir une baleine, ou plutôt une queue de baleine ! Surprenant vu la faible profondeur des eaux par endroits…

Faro Les Eclaireurs

Construit en 1919, ce phare est le symbole de la ville ! On le retrouve un peu partout dans les magasins de souvenirs. Attention, même si ici il est surnommé « Phare du bout du monde », il ne s’agit pas du célèbre phare de Jules Verne qui se trouve sur une autre petite île de la Terre de Feu. Celui-ci marque en fait l’entrée est du canal de Beagle. Rayé rouge-blanc-rouge, il indique aux navires qu’il y a danger à l’ouest. A l’inverse, de l’autre côté du canal, se trouve un phare rayé blanc-rouge-blanc (couleurs inversées donc) qui marque cette fois l’entrée ouest et qui signifie qu’il y danger à l’est. Armés de leurs cartes, les capitaines peuvent ainsi rejoindre le port d’Ushuaia en toute sécurité.

Le phare n’a malheureusement pas pu éviter le naufrage du navire allemand Monte Cervantes en 1930. Ce dernier heurta des rochers alors qu’il quittait Ushuaia et sombra en 24h dans les eaux du canal de Beagle emportant son capitaine. Les passagers ont eux été secourus. Il fut surnommé le ‘Titanic du sud‘. En 1953, une opération sauvetage tenta de remettre à flot l’épave. Et c’est le remorqueur St Christopher dont je vous ai parlé plus haut qui fut chargé de l’intervention. Mais c’est au cours de cette opération que ce dernier périt à son tour et fut alors échoué là où nous pouvons l’observer aujourd’hui. Comme quoi, quand ça veut pas, ça veut pas !

Isla Bridges

C’est l’île qui différencie notre tour des autres. Après, pourquoi celle-là plutôt qu’une autre ? Je crois que ça n’a pas d’importance. On débarque l’espace de 30 min pour faire un petit tour à pied. Un guide nous parle rapidement du mode de vie des Indiens qui vécurent ici jusqu’à l’arrivée des Européens. On observe la flore. Mais surtout, on profite de la vue. Nous sommes au beau milieu du canal de Beagle.

Nous sommes passés par Patagonia Explorer Adventure pour réaliser cette croisière. Départs à 9h30 et 15h. Durée : 4h. Prix : 1 100 $AR/personne , soit environ 67€/personne + 20$AR/personne de taxe portuaire.

L’après-midi, nous visitons un musée un peu particulier, situé dans le centre-ville : Historia Fueguina. Il met en scène des instants de vie des différents habitants de la région au cours des années : des Indiens aux explorateurs . C’est bien fait, moderne et très intéressant. On se balade au fil de l’Histoire, de scène en scène, un audio-guide sur les oreilles. Et quelques petites anecdotes amusantes viennent ponctuer le tout. Bref, vous avez compris, on aime !

Les Indiens de la Terre de Feu.

Lorsque les Européens découvrirent la Terre de Feu, la région était peuplée de quatre populations indigènes. Deux d’entre elles étaient des chasseurs-cueuilleurs : les Selk’nams dans le nord et les Haush dans l’est. Les deux autres étaient des marins nomades vivant plutôt de la pêche: les Alakalufs dans l’ouest, côté chilien, et les Yamanas dans le sud, à l’embouchure du canal de Beagle, autour d’Ushuaia. Certains vivaient nus mais d’autres revêtaient tout de même une petite peau de guanaco pour se protéger du froid ! Rappelons que le climat dans ce coin du monde est quelque peu hostile : beaucoup de vent et des températures toujours fraiches voire même glaciales en hiver… Les nomades avaient ainsi pour habitude d’emporter dans leurs barques des feux de bois pour se réchauffer un peu.

D’où vient le nom ‘Terre de Feu’ ?

En 1520, Magellan fut le premier Européen à atteindre cette partie du monde et emprunta le détroit qui porte aujourd’hui son nom. Et c’est en voyant tous les feux allumés par les Indiens le long de la côte que le nom de ‘Terre de Feu’ serait né.

Les premiers colons s’installent.

Ce n’est qu’en 1862 que le premier homme blanc vint s’installer à Ushuaia. Il s’agit du pasteur Thomas Bridges qui créa une mission protestante. La ville s’est alors beaucoup développée. Mais la région connut surtout un fort essor lorsque, à la fin du 19ème siècle, de l’or fut découvert en Californie. Et oui, à l’époque le train n’était pas encore assez développé pour traverser les Etats-Unis et le canal de Panama n’avait pas encore été percé. Le seul moyen pour les Américains de la côte est de rallier la côte ouest était carrément de contourner le continent tout entier. Fallait pas être pressé !
De nombreux chasseurs de phoques, de baleines et autres aventuriers vinrent ensuite s’installer dans la région, apportant toutes sortes de maladies avec eux. Les Yamanas et autres populations indigènes en furent les premières victimes. De toute façon, ils n’étaient désormais plus les bienvenus ici. Et oui, pour se nourrir, ils leur fallait parfois chasser le bétail des fermiers. Résultat, une vraie chasse à l’homme fut mise en place et, malgré l’aide du pasteur Bridges, les Indiens furent progressivement exterminés. Une dernière survivante Yamana vit encore aujourd’hui près de Puerto Williams. Elle est la dernière.

Jour 14 : Le parc national Tierra del Fuego

Le parc national Tierra del Fuego se trouve à seulement une dizaine de kilomètres à l’ouest d’Ushuaia. Longeant le canal de Beagle au sud et la frontière chilienne à l’ouest, ses forêts s’étendent sur près 63 000 ha vers le nord. Mais seule l’extrémité sud du parc est ouverte au public. Il s’agit de l’unique parc côtier argentin !

 Une navette part du centre-ville d’Ushuaia et marque trois arrêts dans le parc. Prix : 400 $AR/personne aller-retour, soit environ 24€/personne. Toutes les informations sur les bus vous seront données à l’office de tourisme, ainsi qu’une carte du parc.
Frais d’entrée du parc : 210$AR/personne, soit environ 12,50€/personne.

Plusieurs randonnées permettent de découvrir les paysages du parc, certaines plus faciles que d’autres. Les nuages étant bas, nous préférons ne pas monter en altitude pour chercher un panorama dont nous ne pourrons malheureusement pas profiter (et mes jambes en sont ravies !). Nous optons donc pour une randonnée beaucoup plus facile, la Senda Costera, qui serpente le long de la baie Lapataia, lieu où vivaient les Yamanas autrefois.

  • 0km
    aller-retour
  • 0h
    de marche

Après un arrêt obligatoire pour s’aquitter des droits d’entrée du parc, nous descendons du bus à l’arrêt Bahía Ensenada. C’est ici que commence notre randonnée. Nous marchons, le long de la côte, de crique en crique et la plupart du temps dans la forêt. Les paysages sont jolis, les lieux paisibles. Mais comparé à ce que nous avons pu voir les jours précédents en Patagonie, nous sommes globalement déçus. Le long de l’eau, le chemin est plat et nous avançons assez vite. Mais sur la fin, il faut reprendre de l’altitude pour rejoindre la route principale. Du coup, ça grimpe un peu.

La randonnée se termine au centre d’accueil pour visiteurs d’Alakush, au bord du Lago Roca. Il était temps, il se met à pleuvoir averse ! On en profite pour déjeuner à la cafétéria sur place puis pour faire un tour dans le petit musée retraçant la vie des Indiens de la région (rien que nous n’ayons déjà appris la veille). Après un coup d’oeil à la boutique de souvenirs, nous réalisons que la pluie a enfin cessé ! Nous repartons donc, cette fois en direction des randonnées de la zone Lapataia. Six petites randonnées permettent de parcourir facilement le coin, au travers des forêts et des tourbières. Avec un peu de chance, il est possible d’observer différents oiseaux comme les ouettes de Magellan ou encore des mignons petits lapins.

Le point de vue à ne pas manquer ici est le Mirador Lapataia. Bon d’accord, nous il ne faisait pas très beau et la photo déçoit. Mais le panorama sur la baie est vraiment sympa. Nous rejoignons finalement la route principale, la RN3, qui se termine en cul-de-sac. Et si cette route est un peu spéciale, c’est parce qu’elle mène non seulement à Buenos Aires, mais aussi en Alaska ! Si vous avez envie de traverser le continent américain en entier, il vous suffit pour cela de suivre la RN3 sur ses 17 849 km de long ! Ça mérite bien une petite photo à l’arrivée quand même !
Dans cette section du parc, il est possible de poursuivre la promenade le long de passerelles en bois menant à un autre point de vue. Il y a beaucoup de monde puisque c’est accessible aux voitures et aux navettes. Nous avons terminé notre journée le long de la petite randonnée Senda Castorera, l’occasion d’observer des barrages de castors et leurs impacts sur la nature. C’est impressionnant le travail accompli par ces petites bêtes. Elles ont complètement transformé le paysage en coupant les arbres, innondant certaines zones… Mais ici il ne reste plus rien, tout est asséché, les castors sont partis.

Il faut savoir que les castors ne sont pas du tout originaires de la Terre de Feu. Ils ont été introduits ici par l’Homme dans les années 40 afin de développer le commerce de leur fourrure. Sauf que ces animaux n’ont ici pas de prédateurs. Ils se sont donc rapidement reproduits. Un vrai désastre écologique ! Alors qu’est-ce-qu’on fait maintenant ? Beh on les tue voyons ! Encore un bel exemple de la bêtise humaine

Jour 15 : retour à la maison

Nous prenons l’avion le matin, direction Paris ! L’heure du retour a sonné. Une dernière étape inattendue nous attend : Buenos Aires. Notre escale a été allongée, l’occasion d’aller déjeuner dans le centre-ville et d’avoir un aperçu de la capitale argentine ! On vous racontera tout ça dans un petit article à part.


Ushuaia est la porte d’entrée sur l’Antarctique. Vous verrez au cours de votre séjour ici de nombreuses offres de dernières minutes pour partir en croisière, l’espace de quelques jours, à la découverte du continent blanc et de ses manchots ! Les prix sont malheureusement très élevés, aux alentours de 7 000$US à ce que nous avons vu. Nous nous serions bien laissés tenter si ça n’avait pas été aussi cher…
Depuis Puerto Williams, vous pourrez sinon vous lancer dans un autre type de croisière, direction Punta Arenas cette fois. Il existe notamment la compagnie Transbordadora Austral Broom qui propose une croisière de plus de 30h à bord d’un gros ferry transportant aussi du cargo. Rien de bien luxueux à bord, mais l’occasion de naviguer le long d’une côte déchiquetée et de voir des paysages inaccessibles depuis la route.

Ushuaia a été une grosse déception pour nous ! La ville nous est apparue sans grands intérêts. Plutôt grande et sans âme, on se s’y sent pas les bienvenus comme ailleurs en Patagonie. Ici on est un touriste parmi d’autres. Bien sûr, le mauvais temps n’a pas aidé à profiter des paysages environnants, mais c’était déjà le cas à Torres del Paine et El Chaltén et nous en sommes pourtant repartis conquis… Alors à moins de ne faire une croisière entre Punta Arenas et Puerto Williams ou de poursuivre l’aventure en Antarctique, ne gaspillez pas votre argent et votre temps à venir ici. Et si malgré tout vous êtes comme moi, et que vous ne croyez que ce que vous voyez, commencez par Ushuaia avant de visiter la Patagonie. Vous serez probablement moins déçus dans ce sens là.

Pour (re)vivre cet incroyable voyage avec nous, tout a commencé par là :

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