Du bonheur, et de la remise en question…

Dans En vrac par Mathieu

Et si, pour une fois, on ne parlait pas de voyage ? Et si, pour une fois, on parlait un peu de nous ? Et si, pour une fois, on sortait un peu le nez du guidon ?
Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais ça fait bientôt un mois et demi qu’il n’y a pas eu de nouvel article sur PPADM. Ce n’est pas parce qu’on n’avait plus envie. Non. C’est juste qu’on n’avait plus le temps. Ce mois de juin 2018 restera à jamais gravé dans nos mémoires : c’est le mois de notre mariage. Ceux qui y sont déjà passés le savent, l’organisation de cet évènement est un sacré morceau ! Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion, croyez-nous, il y a un milliard de choses à gérer. Alors, quand nous sommes entrés dans la dernière ligne droite, la première chose qui a sauté à cause de notre manque de temps, c’est le blog. Et finalement, cette période sans PPADM a été l’occasion de prendre un peu de recul et de commencer à faire le point sur nos projets futurs.

On s’est mariés !

Cela faisait presque un an et demi qu’on était fiancés. Ma demande remontait à notre weekend dans l’hiver canadien en janvier l’année dernière. Une des premières questions à laquelle il a fallu répondre, c’est « où va-t-on se marier ? ». Je vais casser tout de suite le suspense, on n’a pas vraiment réussi à se décider. Alors on s’est mariés deux fois ! Une première fois à la mi juin à la mairie de Vincennes, notre ville. Et une deuxième fois fin juin dans le Médoc, région dans laquelle j’ai grandi. Franchement, on a passé deux des plus belles journées de notre vie. Être entourés de nos proches qui étaient là pour partager notre bonheur, ça valait bien toutes les prises de tête qui vont avec l’organisation d’un mariage.

Qui dit mariage dit photos

Je suis sûr qu’il y a une question que vous vous posez… Quand on est exigeants (pénibles diront certains, carrément chiants diront d’autres) comme nous en photo, comment fait-on pour gérer ses photos de mariage ? La réponse est simple : on a fait confiance à de super photographes qui nous ont fait un boulot de top qualité !

A Vincennes, c’est l’adorable Marc de Marc Fournier Photographe qui a immortalisé notre passage à la mairie.

Dans le Médoc, c’est la pétillante Anne-Sophie de Ela & the Poppies  qui nous a accompagnés tout l’après-midi.

Qui dit mariage dit voyage

Il y a une remarque qui nous est revenue très souvent à chaque fois qu’on annonçait un nouveau voyage à nos proches : « Mais, avec tout ces belles destinations où vous allez déjà, vous n’allez avoir nulle part où aller pour votre voyage de noces ! » Et bien si ! Il y a une destination au dessus de toutes les autres. Il y a un rêve commun que nous allons réaliser dès la semaine prochaine. Nous allons nous envoler en direction de l’Alaska pour camper dans un des parcs les plus sauvages des États-Unis, pour y photographier les grizzlis en train de pêcher le saumon. On sera guidés/accompagnés par Lionel de Grand Frisson. C’est un photographe animalier plein de talent qui va nous apporter plein d’expérience… Autant vous dire qu’on ne tient plus en place !

Le futur de PPADM

Un bilan en demi teinte

Je vous le disais en introduction, cette période à été l’occasion pour nous de prendre du recul. En fait, c’est toute la première moitié de 2018 qui a été très chargée. Entre le travail, le blogging et l’organisation du mariage, on a l’impression de ne pas avoir sorti la tête de l’eau pendant 6 mois. La première question qui nous vient à l’esprit est la suivante : « est-ce vraiment la vie qu’on veut mener ? » Pas si sûr… Je crois qu’on aspire avant tout à plus de sérénité. Le mariage et son organisation étant derrière nous, ça va forcément nous donner plus de temps pour nous. Mais nous étions en retard sur PPADM, et nous le sommes encore plus aujourd’hui. Faut-il que nous travaillions sans relâche pour rattraper ce retard ? Si oui, qu’est-ce que ça va nous apporter ? PPADM a été source de beaucoup de choses positives pour nous. Entre autres, nous avons participé au Salon des blogueurs de voyages, nous avons gagné le concours des BlogBusters et nous avons récemment eu l’opportunité de rencontrer Philippe Gloaguen, créateur du Guide du Routard. Mais pour en arriver, cela a réclamé des heures et des heures de travail, de stress et de pression parfois.

La malédiction des réseaux sociaux

Il y a dix ans, on découvrait Facebook et c’était génial. On était jeunes, (un peu cons,) et on s’amusait à taguer tout et n’importe quoi sur les photos. On se marrait bien, ce réseau social nous rapprochait et nous permettait de garder (ou de retrouver) le contact avec nos amis. Aujourd’hui, je ne trouve plus rien d’intéressant dans mon fil d’actualité : il n’y a que des idioties qui « font le buzz » et des publicités. La seule raison pour laquelle je suis encore inscrit, c’est pour la page de PPADM. Et là encore, je déchante. Le nombre d’abonnés est faible et je ne sais pas comment le faire grandir sans faire de putaclic tout en restant fidèle à moi-même. Mais c’est pas ce qui me dépite le plus. Après tout, il est fort possible qu’on n’intéresse que peu de personnes, et ça ne me traumatise pas. Non, ce qui me dépite, c’est qu’avec l’algorithme de Facebook, quand je fais une nouvelle publication sur la page, tous nos abonnés (je parle bien des gens qui se sont abonnés, pour suivre notre actualité, pas des quidam de base) ne voient pas cette publication dans leur fil d’actualité. Non, à peine plus de la moitié voient nos publications. Pour les autres… J’imagine que leurs fils sont remplies d’âneries Konbini ou je ne sais quoi !

A côté de ça, il y a Instagram. Le réseau social des photos. Lui, il fonctionne plutôt bien pour nous. On n’est pas loin du millier d’abonnés et on flirte avec les 300 likes de moyenne par publication (ce qui est un super bon ratio). Mais à quel prix ? Des heures et des heures passées devant l’ordinateur pour préparer les publications : images, légendes, hashtags. Et des heures et des heures à naviguer de profil en profil, à liker des dizaines de photos qui, pour certaines d’entre elles, ne mériteraient même pas qu’on les regarde (coucou blogueur complètement narcissique, coucou blogueur qui poste sans cesse peu importe la qualité de ses photos…). C’est malheureusement la seule manière que j’ai trouvé pour nous faire un peu connaître. A titre d’exemple, le fait qu’on ait été sélectionnés par le site routard.com dans le top de ses comptes Instagram préférés ne nous a même pas ramené 100 abonnés. En fait, pour être un peu populaire sur Instagram, il faut se prostituer : soit il faut être une fille un peu photogénique et montrer ses fesses au moins 2 publications sur 3, soit il faut passer des heures et des heures sur l’application à liker des tonnes de photos et à follow/unfollow des centaines de comptes…

galerie instagram ppadm

Tout ça pour quoi ? Pour devenir esclave émotionnel du nombre de likes et de commentaires que va générer une publication. On peut avoir tout le recul que l’on veut, c’est impossible de ne pas être content le matin lorsqu’une photo a produit plein d’engagement. Et, au contraire, d’être déçu quand elle n’a pas bien fonctionné. Ça c’est le premier point d’impact du réseau sur notre bien-être. Le deuxième point, c’est celui de la croissance. Quand Alexandra a démarré le compte Instagram, elle était contente quand un publication générait plus de 50 likes. Et on se prenait à rêver de faire 100 likes par publication. On se disait que ça serait une sorte d’accomplissement. Arrivés à 100 likes, est-ce qu’on se sentait accomplis ? Pas du tout ! On voulait atteindre les 150, les 200… Et finalement, même si on récoltait 10000 likes par photos, on ne s’en satisferait pas et on voudrait toujours plus. On n’y peut rien, c’est à la fois la nature humaine et notre société qui veulent ça. Donc en fait, à part nous faire un joli album de nos photos, Instagram ne nous apporte rien. Au contraire, il a tendance à nous déséquilibrer émotionnellement alors que, pour le coup, on n’a besoin d’aucune reconnaissance, qu’on est très bien dans notre peau et qu’on ne changerait notre vie pour rien au monde.

Est-ce que @petitparcautourdumonde va disparaitre des réseaux sociaux ? Je ne le sais pas encore mais une chose est sûre, c’est que ce mois et demi sans publication a été un vrai soulagement. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas atteint une telle tranquillité d’esprit. Alors je ne vais pas vous mentir, je suis à deux doigts de tout fermer. Je me laisse juste encore quelques semaines de réflexion avant de prendre un décision…

Mais alors tout est foutu ?

Non. PPADM restera en ligne. Tout d’abord parce que c’est notre bébé. On y a mis beaucoup de nous dedans et il est à notre image. Deuxièmement parce que ça nous fait un super chouette carnet de souvenirs de voyages qu’on peut consulter quand on le souhaite. Et enfin, parce qu’on reste persuadés que son contenu peut être intéressant pour de potentiels visiteurs. Je peux aussi vous dire que PPADM continuera d’être mis à jour, même si c’est à un rythme beaucoup plus faible. Parmi tout ce que nous publions, il y a un type d’articles que nous adorons, ce sont les Récap’. Ils permettent en un coup d’œil de voir et de comprendre un voyage dans sa globalité, tout en apportant les informations nécessaires à de futurs voyageurs. Donc on continuera à les faire, tout en laissant la porte ouverte à d’autres articles si le cœur nous en dit.

Cet article pourrait être un constat d’échec : on a essayé de faire un blog et de compter dans la blogosphère francophone mais on n’a pas réussi. Mais non. PPADM n’est pas un échec pour moi. PPADM a élargi notre horizon. PPADM nous a fait découvrir plein de choses au delà de notre monde professionnel. PPADM nous a ouvert nombre de portes. PPADM nous a permis de faire de super rencontres. Mais surtout, PPADM nous a donné l’opportunité de mieux nous connaître nous-même et de savoir ce qu’on veut faire de notre vie.

Il y a quelques semaines, vous avez certainement lu quelque part qu’on avait des projets plein la tête en revenant du salon des blogueurs de voyage à Millau. Il y a un de ces projets qui est toujours là. Faute de temps, il n’est pas mis en forme et encore moins finalisé. On a pour objectif de nous en occuper à la rentrée. La seule chose que je peux vous dévoiler aujourd’hui, c’est qu’on aimerait que ça ait un lien avec notre passion pour les animaux sauvages et la biodiversité. On se laisse encore quelques semaines pour décider si ce projet doit voir le jour ou pas.


On se retrouve à la rentrée avec, on l’espère, de jolies photos d’ours. En attendant, on vous souhaite de passer un bel été.

Commentaires

  1. Félicitations pour votre mariage !!!
    J’ai eu un peu peur en voyant cet article de vous voir clôturer le blog ! Moi j’aime bien votre blog, probablement d’autres comme moi seraient déçus si vous quittiez la blogosphère !
    C’est vrai que les RS c’est un peu de la m***, raison supplémentaire pour garder les blogs que l’on dirige comme on veut !

  2. Jai bravé l’algorithme de Facebook volontairement ce soir, je me suis questionné sur cette Alexandra dont je ne reconnaissais pas le nom de famille, j’ai cliqué, j’ai reconnu 2 amis en commun et j’ai alors réalisé que cette Alexandra, que j’ai connu en colo il y a 17 ans est maintenant mariée ! Alors deja félicitations à toi Alex !
    Puis j’ai parcouru son profil (Facebook assouvi la curiosité de tous!), et j’ai découvert ce blog et votre Passion commune pour les voyages et la photo. Genial ! Je suis passionnée des voyages de la nature et … des photos ! (Je vous laisse parcourir la page de mon père, photographe professionnel pendant plus de 30 ans qui est passé à la vidéo, ça vous donnera une idée de l’environnement dans lequel j’ai grandi (https://www.patricehalley.com).
    Tout ca pour dire que je suis heureuse pour toi Alex, pour vous, que je vais parcourir votre blog avec plaisir pour m’évader un peu, et que Jai hâte de voir les photos de grizzli 😉 Tout en vous souhaitant d’être moins « esclave » de ces posts et de ce qui va avec !

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