La sexy Maui

Dans Nos itinéraires, Nos voyages par Mathieu

On en est à peu près à la moitié de notre séjour sur l’archipel. Après avoir commencé à découvrir Hawai’i tout en douceur sur O’ahu et en avoir pris plein les yeux sur Kaua’i, nous débarquons sur Maui ! Deuxième plus grande île de l’archipel, elle est aussi la deuxième plus jeune. Attendez, laissez moi une minute, je vais relire les explications d’Alexandra sur la formation de l’archipel. Petite musique polynésienne d’ambiance…    Merci d’avoir patienté ! C’est bien ce qu’il me semblait : les traces de l’activité volcanique passée devraient y être bien nettes. Ça sent bon le gros cratère ça ! Et il parait que c’est aussi un super spot pour observer les baleines. Attendez, attendez, attendez ! Stoppez les rotatives ! J’ai bien dit des baleines là ? DES BALEINES !!  Et je nous fais perdre notre temps avec une introduction faisandée ? Là, je suis à deux doigts du titre de « pire blogueur de 2017 » ! Allez, on fonce sur Maui !

Carte Maui

Les gens qui sont de passage ici pour préparer un futur voyage seront contents de noter que nous avons passé 4 jours sur Maui. Les autres n’en ont absolument rien à faire !

Haleakala National Park

Haleakala National Park PanneauEst-ce que vous avez vu sur la carte comme Maui à l’air d’être constituée en deux parties ? Comme d’habitude à Hawaii, ces deux parties sont des volcans qui sont suffisamment proches pour être reliés et former une seule île. La grosse partie de droite (75% du territoire environ), c’est le volcan Haleakalā. Bon, n’espérez pas voir la lave y couler : Haleakalā, c’est un papi. Enfin, plutôt un jeune retraité si on le compare aux autres volcans qu’on a rencontré jusque là. Sa dernière éruption date d’il y a plus de 400 ans. Mais, au même titre que votre vrai papi, c’est toujours une bonne idée d’aller lui rendre visite. S’il y a un parc national à son nom, c’est qu’il doit tout de même avoir un ou deux petits trucs à nous proposer. Déjà, il est sacrément imposant avec ses 3055 mètres de hauteur. Et sa caldeira est tellement grande (environ 11km de long pour 3 km de large et 800m de profondeur) qu’elle ne rentre pas en entier sur nos photos :

Ces petits cratères à l’intérieur du gros cratère, moi, ça me fascine ! Mais alors me direz-vous avec la perspicacité qui vous caractérise, si elle ne rentre pas sur une photo, pourquoi ne pas avoir fait un panoramique ? C’est une excellente question, je vous remercie de me l’avoir posée. Je n’en ai absolument aucune idée. En vérité, je me pose cette question moi aussi. Ça restera donc un des grands mystères de l’univers…

La grande attraction au sommet d’Haleakalā, c’est de regarder le lever du soleil. Et ça, c’est une aventure ! Déjà, il faut se lever très tôt puis se taper une grosse heure de route dans la nuit, à enchainer les lacets pour escalader la montagne. Et sans trop trainer, parce que sinon, on arrive trop tard et on a fait tout ça pour rien. Une fois arrivés au sommet… C’est l’enchantement, le paradis, l’endroit le plus merveilleux sur cette Terre. On n’est clairement pas les seuls à avoir eu cette idée ! Le parking déborde littéralement de voitures. Il y a un monde fou. Et il fait un froid de canard. Et oui gros béta, on est à 3000 m d’altitude, on a perdu une vingtaine de degrés ! Bien évidemment, le vent souffle comme jamais et, pour parfaire le tout, le temps est tellement couvert qu’on ne voit même pas le soleil se lever. Dans le genre GROS FAIL, je pense qu’on a rarement été aussi performants !

On est donc redescendus, mais en s’arrêtant aux différents points de vue et courtes randonnées qui se trouvent le long de la montée. Je n’ai malheureusement pas des dizaines de photos à vous présenter : comme vous pouvez le voir, de gros nuages blancs squattaient dans le ciel. Mais là, pour ça, ça valait le coup d’être venus !

A l’époque, on n’était pas de gros randonneurs. Mais ça, c’était avant. Depuis on est allés en Patagonie et on s’est découvert une passion pour les randonnées de plus de 15 minutes ! Plus sérieusement, je pense que quand on y retournera (cf les baleines un peu plus bas), on marchera beaucoup plus pour descendre dans la caldeira. Et éventuellement même y camper. Ah ! On me dit dans l’oreillette qu’avec le camping, je suis en train de pousser le bouchon un peu trop loin… Dommage !

Lahaina

Photographiquement parlant, je crois que notre escapade à Lahaina, sur la côte ouest, ne nous a pas beaucoup inspirés. J’ai retrouvé une toute petite dizaine de photos. Pourtant, je garde un assez bon souvenir de cette petite ville. Ancien port baleinier (beurk !), le centre ville a gardé le charme et l’authenticité de cette époque. La petite promenade (du Lonely Planet) d’environ une heure et demi nous a fait découvrir un palais royal qui n’a jamais été terminé, des églises, une prison et divers bâtiments d’époque.

Bon, quand je disais qu’on n’avait pas fait beaucoup de photos à Lahaina, c’était un peu faux. En fait, j’ai retrouvé une montagne de photos de coucher de soleil. C’est la faute du Lonely Planet qui le survendait complètement ! Mais en vérité, si on a pris autant de photos de ce coucher de soleil, c’est parce qu’il était magnifique, avec ses nuages roses orangés et l’île de Moloka’i en arrière plan. Je vous laisse juger :

Comment vous dites ? Paradisiaque ?

Snorkeling

Comme sur les autres îles, on peut se mettre à l’eau avec son masque et son tuba (et ses palmes si on est plus doué que nous : nous sommes de vraies quiches avec des palmes aux pieds) pour aller espionner les petits poissons dans leur intimité. Par contre, on a fait la sortie en bateau pour aller au Molokini Crater et on n’a pas trouvé que ça en valait plus la peine que ça. Évidemment, l’endroit est incroyable : c’est le cratère d’un volcan à moitié englouti. Mais comme toujours avec ce genre de sorties organisées, on a parfois plus l’impression de nager au milieu des pieds des autres touristes qu’au milieu d’un aquarium.

En tout cas, je n’ai aucune photo nette ET bien cadrée de poisson à vous montrer. J’ai soit l’un, soit l’autre et comme j’ai quand même une réputation à tenir, je ne peux pas vous les mettre ici. Mais j’ai quand même des photos de tortues !

  • Tortue verte
  • Tortue verte et snorkeller

Road to Hana

« Tu as été à Maui ? Tu as fait la Road to Hana ? » Ça, c’est la question du voyageur pour qui le monde est une check-list géante. Pour ceux qui ne le savent pas, je méprise cette personne car non, le monde n’est pas une check-list et non, on ne « fait » pas un pays. Je débattrais bien pendant des paragraphes entiers mais j’en ai déjà ma tension qui monte alors ça sera pour un autre jour !

Alors oui, nous avons emprunté la Route d’Hana. Nous avons même été jusqu’au bout. A Hana donc ! La route en elle-même est super fatigante : 2 heures de lacets et de zigzags non stop ! Avec des ponts mono-voie où on passe notre temps à céder le passage aux véhicules en sens opposé. On a bien cru qu’on en verrait jamais le bout ! Mais pourtant c’est joli. On est constamment entre l’océan et la jungle. La nature qui nous entoure est belle, sauvage, époustouflante. Le village de Hana n’est pas forcément très intéressant mais ici, c’est bien le voyage qui compte plus que la destination.

Juste avant d’arriver à Hana, nous nous sommes arrêtés pour visiter le Hana Lava Tube. Quésaco ? En fait c’est une grotte. C’est ce qui explique pourquoi Alexandra voulait absolument qu’on la mette au programme ! On la visite en solo, armés d’une lampe torche et d’un casque qu’on nous a donnés à l’entrée. Il y a quelques explications sur la formation de la grotte. Je vais essayer mon Jamy : cette grotte/tunnel a été créée par un flot de lave en fusion. La partie supérieure du flot, au contact avec l’air libre a commencé à sécher (et donc à former de la roche) pendant que l’intérieur continuait de couler. Quand la coulée de lave s’est arrêtée, l’intérieur (encore liquide) s’est vidé et a laissé une grotte. Le fun fact, c’est que l’ancien propriétaire du site s’en était fait un abri anti-atomique ! Est-ce que cette visite vaut le détour ? Si vous aimez autant les grottes qu’Alexandra, oui ! Sinon…

J’ai dit qu’en arrivant au bout, à Hana, il n’y avait rien à voir ni à faire. J’avoue, j’ai un peu menti. En fait, on peut continuer notre chemin après Hana. Et il FAUT continuer son chemin ! En roulant une trentaine de minutes de plus, on arrive à la partie côtière du Haleakalā National Park. On pose la voiture au Visitor Center et nous voilà partis pour une randonnée à travers la forêt, qui se transforme rapidement en une magnifique bambouseraie (coucou Maxime !).

Mais on marche pour aller où ? Parce que bon, quand on marche, il nous faut une destination. Honnêtement, le jour où on verra Alexandra marcher sans raison, c’est que l’équilibre de la force aura été détruit. Il faudra donc se préparer au pire. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenus. Cet aparté étant fait, parlons du clou du spectacle, le point d’orgue de cette journée : la cascade ! La sensation qu’on a ressenti face à elle peut se résumer en un mot : déception. C’est vrai qu’elle est grande (plus de 100m de hauteur) mais quand on y est allés, il n’y avait qu’un tout petit filet d’eau qui coulait. On est loin de Niagara ou Iguaçu, très loin même !

Je fais mon sarcastique mais franchement, il faut quand même y aller. Encore une fois, le voyage compte plus que la destination. C’était une belle randonnée. La bambouseraie était canon et j’ai le souvenir d’avoir vu un arbre complètement fou dans la première partie. Je suis super déçu de ne pas avoir retrouvé de photos parce que je vous aurai bien montré la bête !

Whale watching

Je nous ai gardé le meilleur pour la fin…

Est-ce que je vous ai déjà parlé de mon amour pour les baleines à bosse ? Oui ? D’accord, alors je vais recommencer. Ce qui est génial avec les baleines à bosse, c’est qu’elles ne sont pas timides, et qu’elles sont même plutôt curieuses. Donc, si elles voient un bateau (avec nous dessus par exemple !), au lieu de s’échapper, elles vont rester dans le coin. Elles vont même parfois s’approcher pour vérifier la nature de ce truc flottant. Mais ce n’est pas tout : les baleines à bosse sont des animaux au comportement social très… démonstratif ! Elles n’hésitent pas, par exemple, à sortir la tête de l’eau, à taper la surface avec les nageoires et même à sauter de manière spectaculaire. Et parce qu’il faut croire que ça ne suffisait pas, leur chant est très mélodieux, tout en étant extrêmement complexe et cohérent. Alors voilà, je vous le dis et je vous le répète : J’AIME LES BALEINES A BOSSE ! Donc, ma chère maman, souviens-toi de ce magnifique poème que tu as reçu pour la fête des mères. Oui, celui dans lequel on trouve ce vers incroyable : « Tu es belle comme une baleine ». Avec le recul, je trouve que c’est une magnifique déclaration d’amour !

Les baleines à bosse, on peut en voir un peu partout dans le monde. C’est vrai. Alors pourquoi se taper le voyage jusqu’à Maui ? Tout simplement parce qu’elles viennent là pour se reproduire (pour la mise bas ET pour l’accouplement). Et donc qui dit reproduction dit d’une part grosse concentration d’individus et d’autre part parade nuptiale. Ça signifie qu’on va en trouver à coup sûr. On en a même vu plusieurs fois depuis la côte ! Les mâles sont super actifs et démonstratifs, c’est incroyable à quel point ces bêtes peuvent passer leur temps à sauter hors de l’eau ! Et puis, quand on a trouvé une femelle, il y a souvent un petit baleineau avec. Lui, il est tout foufou parce qu’il découvre le monde et qu’il a envie de jouer. Un peu comme un chaton mais en aquatique ! Franchement, c’est pas trop mimi ?

Pourquoi est-ce que les baleines à bosses viennent se reproduire ici ? Parce que l’eau y est plutôt chaude mais surtout parce qu’elle est peu profonde. C’est plus facile pour le baleineau d’apprendre à nager s’il a pied. Les principaux prédateurs des baleineaux (requins et orques) n’y ont pas accès. Le nouveau-né va donc pouvoir commencer à grandir dans un environnement sans danger jusqu’à ce qu’il soit suffisamment costaud pour migrer jusqu’en Alaska avec sa maman. Il pourra y apprendre avec elle comment se nourrir de krill et de petits poissons. J’ai encore envie de vous expliquer à quel point ces animaux sont extraordinaires, en vous expliquant qu’ils ne se nourrissent que l’été et qu’ils vivent sur leur réserve de graisse le reste de l’année (alors qu’ils sont en train de parcourir des milliers de kilomètres). Mais j’ai peur que vous me trouviez lourd. Alors je ne le fais pas ! Héhé !

Pour ceux qui n’ont jamais vu Alexandra en mode photographe animalier, je peux vous dire que ça mitraille ! Surtout depuis qu’elle a son nouveau boitier. clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic-clic ! Et parfois, quand je regarde ses photos un peu vite, j’ai l’impression de voir un petit film :

Saut de baleine à bosse

Ça fait quand même un sacré plouf ! On dirait moi quand j’essaye de faire un plongeon !

Avant de passer à autre chose, je vous laisse quelques photos de queues (nageoires caudales) de baleines. Leurs marques sont l’équivalent de nos empreintes digitales : elles sont différentes pour chacun des individus et permettent de les identifier. Donc, si jamais un jour, vous voyez une baleine qui a le même dessin sur la queue que l’un de ces trois spécimens, ça voudra dire qu’on aura vu exactement la même bête ! C’est pas incroyable ?

Je sais pas si je vous l’ai déjà dit ou si vous l’avez remarqué de vous-même mais… J’AIME LES BALEINES A BOSSE ! Donc s’il y a bien une chose dont vous pouvez être sûrs, c’est que je retournerai un jour à Maui !

On recommande très chaudement la Pacific Whale Fundation. C’est une ONG qui a pour but l’étude et la préservation des baleines à bosse. On avait eu la chance d’être accompagnés sur le bateau par le fondateur, qui est l’un des plus grands spécialistes des baleines au monde !
Plein de départs tout au long de la journée, de novembre à mars. Durée : environ 2 heures. Prix : à partir de 33$.

NOTRE BONNE ADRESSE A MAUI :

A Hana, il faut absolument manger au Braddah Hutts BBQ Grill. Ça ne paye clairement pas de mine : c’est juste un food-truck dans un jardin. Mais j’y ai mangé un steak de thon de l’U-NI-VERS ! Le porc d’Alexandra était aussi sacrément sexy !

Je pense que vous l’avez vu sur les photos, la météo n’a pas vraiment été au top tout au long de notre séjour sur Maui. C’est probablement mieux comme ça. Parce qu’on a adoré. Alors si en plus il avait fait super beau, je pense qu’on ne serait jamais rentrés en France ! Il est temps pour nous de nous envoler pour découvrir la dernière île de ce voyage : Hawai’i et son volcan en éruption, ses plages de sable noir, ses tortues qui dorment sur la plage… Je sais pas vous, mais moi j’ai hâte !

Commentaires

  1. super post!! j’habite ici et c’est un très bon résumé pour 4 jours! dommage que vous n’ayiez pas eu le temps de découvrir West Maui. j’ai monté une petite boîte ici et je fais des excursions à Hana et West Maui, pour ceux qui préfèrent de pas conduire sur ces routes sinueuses 😉

    1. Quelle chance de vivre là-bas !

      Nous avons tellement aimé observer les baleines que nous reviendrons forcément un jour ! Et j’espère que cette fois-ci la météo sera plus clémente et que nous pourrons bien profiter de toute l’île.
      D’ailleurs, entre novembre et mars, penses-tu qu’il y ait un meilleur moment pour venir ?

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