Lady Elliot Island : le paradis du snorkeling

Dans Carnet de voyage par Mathieu

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J’ai trouvé une île… Ça coûte un peu cher, mais ça a l’air vraiment trop bien… Donc on va y aller !
C’est comme ça qu’ Alexandra m’a présenté Lady Elliot Island et il faut bien avouer  que, sur ce coup là, elle a tapé en plein dans le mille. Ça nous a clairement fait deux journées beaucoup plus chères que la moyenne habituelle de nos voyages. Mais qu’est-ce que ça en valait la peine ! C’était un petit bout de paradis sur Terre. Le genre d’endroit où on se dit qu’on lâcherait bien tout pour rester là…

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Lady Elliot Island est une toute petite île (on en fait le tour à pied en 45 minutes) située à l’extrémité Sud de la grande barrière de corail, en Australie. Son principal intérêt est qu’elle est un spot de rêve pour le snorkeling, autrement dit le masque-tuba (et palmes pour les gens plus doués que nous !). On peut également y pratiquer la plongée même si je ne suis pas sûr que cela apporte énormément en plus. Et elle a un énorme atout pour nous attirer : c’est un spot parfait pour voir les raies manta ! En effet, à quelques dizaines de mètres de la plage, on trouve des espèces de monts sous marins qui abritent toute une variété de petits poissons. Et parmi ces poissons, il y en qui raffolent des parasites qui peuplent la peau des raies manta. Donc elle viennent (très) régulièrement ici pour se faire nettoyer. Un sorte de car wash de l’océan si vous voulez ! Si en plus, on rajoute que les eaux sont remplies de nourriture, on obtient pas moins de 500 reports de raies manta par an ! Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance d’en voir pendant notre séjour (il semblerait que la meilleure période pour en voir soit entre mai et août). Mais nous avons pu voir des tortues marines (tortues vertes et tortues imbriquées), des raies pastenagues, un requin à pointes noires et de nombreuses espèces de poissons plus ou moins gros et plus ou moins colorés.

Pour se rendre sur l’île, il faut prendre l’avion. Alors non, pas un avion tout gros comme on fait décoller tous les jours à Roissy et qu’on a pris pour arriver jusqu’à Brisbane ! Cette fois-ci c’est le 4×4 des avions qui nous transporte : le Cessna Caravan ! Rendez-vous de bon matin à l’aéroport de Bundaberg (ville d’environ 50 000 habitants proche de la côte). Rapidement après le décollage, on arrive au dessus de l’océan, et c’est parti pour 30 minutes de croisière avant de voir apparaitre l’île. Elle a été débroussaillée sur toute sa longueur pour créer une piste en herbe.

En ce qui concerne le snorkeling, c’est vraiment top : il y a deux spots qui proposent deux approches complètement différentes. Le premier est le lagon. Sur la photo ci-dessous, il est en haut de l’île. Dès que la marée est suffisamment haute, le lagon est plein d’eau, plein de poissons et plein de tortues ! C’est le snorkelling à la cool, en eau peu profonde. De l’autre côté de l’île, c’est le snorkeling randonnée, en bas de l’île. En fait, c’est un snorkeling dérivant : on nage jusqu’à passer derrière la petite barrière de corail qu’il y a au bord de l’île et là, le courant nous prend et nous emmène tout doucement jusqu’au point de sortie, à l’autre bout de la plage. Il n’y a qu’à se laisser porter en regardant ce qu’il se passe en dessous de la surface. Le top ! C’est là qu’on a vu une tortue au moins aussi grosse que nous venir nous voir de près car je pense qu’elle n’avait jamais vu d’humains avant (plus on se poussait pour lui laisser le champ libre pour aller respirer à la surface, plus elle s’approchait de nous).

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On peut venir juste passer la journée sur l’île (on se pose le matin et on redécolle le soir en ayant passé 6-7 heures au paradis) mais on peut aussi y dormir pour rester plusieurs jours. Nous avions réservé une tente (Eco cabin) pour une nuit. D’un point de vue confort, c’est assez sommaire, les sanitaires sont partagés mais on n’est pas là pour ça ! Pour manger, le resort a un petit restaurant. Le midi, il y a le choix entre un menu de café assez standard (genre fish n chips, salades, croque-monsieur…) et le buffet à volonté (de plats comme les spaghettis bolognaise, le poulet rôti avec des pommes de terre…). Pour ceux qui restent dormir, le petit-déjeuner et le dîner (tous deux sous forme de buffet) sont inclus dans le prix de la nuit.

Un nuit dans une tente sur une île semi-déserte, vous vous dites sûrement que nous avons passé une nuit merveilleuse, bercés par le bruit de vagues… Et bien non ! D’octobre à avril, l’île accueille de nombreuses espèces d’oiseaux qui se retrouvent ici pour se reproduire. Alors oui, les oiseaux sont jolis, les petits sont mignons, MAIS QU’EST-CE QU’ILS SONT BRUYANTS ! Même si les bouchons d’oreilles sont fournis, la nuit est compliquée.

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Malgré ce petit désagrément, je garde un très bon souvenir de nos deux jours sur l’île, j’y serais bien resté plus longtemps, et j’y retournerais volontiers !

IMG_4843De retour sur le continent, nous avons visité la distillerie du rhum qui porte le même nom que la ville : Bundaberg. C’est certainement la marque de rhum la plus connue d’Australie. La distillerie est installée là car l’agriculture de la canne à sucre est très importante dans le coin. Et à l’époque de sa création, les industries sucrières ne savaient pas quoi faire de la mélasse qui était un déchet de la fabrication du sucre. Des petits malins ont eu la bonne idée de la distiller ! La visite était plutôt sympa mais pas extraordinaire… On nous explique pourquoi un ours polaire est la mascotte de la marque (alors qu’on est dans le Queensland et que la température moyenne ici est de 27°). Alors soyons honnêtes, on n’a pas très bien compris (pourtant on n’avait pas encore commencé à boire, promis !) mais il y avait une histoire de publicité dans les années 60. La visite se conclut par la dégustation de deux rhums de leur production (au choix parmi une petite dizaine). On ne va pas tourner autour du pot pendant deux heures, c’était pas bon : du rhum fort et sans goût, qui brûle le gosier et ne procure aucun plaisir. D’ailleurs, on voit assez bien sur la photo que je suis en train de subir le contenu du verre : l’œil n’est pas très vif ! Pour faire simple : Bundaberg, le rhum – non – mais l’ours polaire – oui !

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Pour en savoir encore plus, le site internet de Lady Elliott Island http://www.ladyelliot.com.au et celui du rhum Bundaberg https://www.bundabergrum.com.au/ (il faut prétendre venir d’Australie sinon ils nous laissent pas rentrer sur le site les bougres !)

Et bien entendu, n’hésitez pas à nous poser des questions !
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Commentaires


  1. (((Eurotrash)))
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    Belle balade virtuelle sur l’île, merci ! Ça avait l’air pas mal !!!
    Ça m’a fait penser aux Whitsunday Islands, plus au nord (et bien moins sauvages).
    À votre santé !!

    1. J’aurais bien aimé pouvoir aussi voir les Whitsunday islands mais il fallait malheureusement faire des choix… Tu étais allé du côté de Cairns du coup ?


      1. (((Eurotrash)))
        Répondre

        Posé à Alice Springs (via Perth). Puis route en camping car jusqu’à Cairns. C’était énorme.

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