Cape Town

Le Cap : la ville branchée d’Afrique du Sud

Dans Carnet de voyage par Mathieu

Cape Town. Je sais pas vous, mais moi ce nom m’a toujours fait rêver ! Alors comme d’habitude, on a voulu aller voir ce qui se cache derrière le mythe. Et dans l’ensemble, on n’a pas été déçus ! Autant la ville que sa région nous ont réservé de jolies surprises. Vous êtes prêts à venir les découvrir avec nous ? Let’s go !

Région de Cape Town

La première chose qui marque quand on arrive au Cap, c’est le cadre naturel. La ville est entourée par une nature tout simplement époustouflante. L’océan d’un côté, quelques collines par ci par là, et surtout la Table Mountain ! Cette montagne au creux de laquelle se niche le centre-ville a une forme quelque peu particulière : elle s’élève à pic mais a un sommet tout plat. Régulièrement, une couche nuageuse se forme sur le plateau et s’y accroche. Ce phénomène météorologique (peu commun dans le monde mais régulier ici) est surnommé tablecloth (la nappe). Les nuages donnent l’impression de glisser le long de la montagne, comme si de l’eau s’écoulait. Un téléphérique permet d’accéder au plateau pour ensuite profiter du panorama à 360° et même randonner. Manque de chance, il y avait trop de vent lorsque nous y étions et l’accès était fermé.
Une autre solution pour prendre de la hauteur consiste à grimper au sommet de Signal Hill, une autre colline de la ville. Accessible en voiture, elle offre un bon lot de consolation !

Le centre-ville est vivant et détendu. Une petite balade permet de faire le tour des principaux monuments. Nous en avons profité pour visiter un musée, le District Six Museum. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’apartheid et ses conséquences sur la vie de tous les jours.
Pour le shopping, ça se passe du côté du Victoria & Albert Waterfront. Le port rappelle beaucoup le Fisherman’s Wharf de San Francisco. Il y a beaucoup d’animation avec de la musique et de nombreux restaurants et boutiques.
Les différents quartiers résidentiels s’étendent, eux, le long de la côte et sont agrégés autour de plages branchées. Chacun pourra y trouver son bonheur entre la plage pour les sportifs, celle pour les familles ou encore la plage des jeunes. Mais attention, l’eau est – je cite Alexandra – « glaciale » !

Avez-vous trouvé la petite Alexandra qui se cache sur la dernière photo ?

Robben Island

Robben Island, c’est l’équivalent d’Alcatraz, mais en Afrique du Sud (décidément, on se croirait presque en Californie ici !).  Il s’agit donc d’une prison située sur une île à quelques centaines de mètres de la ville. Et si elle est célèbre, c’est parce que Nelson Mandela y a été emprisonné pendant 18 ans. De toute évidence, c’est un lieu de passage quasi-obligatoire pour tous les sud-africains, en particulier ceux qui ont été victimes de l’apartheid. Nous sommes fans de la visite d’Alcatraz à San Francisco, à tel point qu’on l’a faite deux fois ! Nous nous attendions donc à passer une matinée qui allait nous enchanter… Mais, en vérité, nous avons déchanté.
Déjà, alors même que tout était super bien préparé (un grand et sincère merci à Alexandra !), nous avons galéré pour trouver l’embarcadère, situé au Victoria & Albert Waterfront. Une petite précision s’impose : les billets se réservent longtemps à l’avance et indiquent une heure précise d’enregistrement car l’affluence est énorme. L’heure tourne et nous courons dans tous les sens pour trouver ce fichu terminal. L’angoisse ! Allez savoir comment, nous avons tout de même réussi à embarquer à temps.
Une fois sur l’île, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Tout le monde (ou presque) monte, à l’arrache, dans des bus qui ont l’air d’avoir 200 ans. Un guide embarque à son tour et nous voilà partis ! Le bus fait un boucan d’enfer et les hauts-parleurs sont, bien naturellement, fatigués… Pensez-vous que le guide va faire un effort pour parler bien fort dans son micro, histoire que tout le monde entende et comprenne ? Que nenni ! Le mec murmure littéralement. Le bus nous promène au milieu des maison des militaires, de la carrière où les prisonniers (y compris Mandela) travaillaient 8h/jour, 5 jours/7… On marque ensuite un arrêt au bord de la mer pour profiter du joli panorama sur la ville.

La visite se poursuit dans les bâtiments où vivaient les prisonniers. Certains partageaient des grandes cellules, d’autres (bien souvent les opposants politiques) étaient isolés dans la Maximum Security Prison. C’est là qu’on peut voir la cellule de Nelson Mandela, le clou de la visite. Bon… c’est sûr que le lieu a une grande valeur historique mais cette cellule est la même que toutes les autres. Pour ce qui est du confort, on repassera. Les hommes dormaient à même le sol, se lavaient et faisaient leurs besoins dans la même cuvette. Ils n’avaient pas droit à plus d’une visite tous les six mois… Bref, de quoi en faire craquer plus d’un.

L’organisation de la visite a été catastrophique jusqu’au bout. Les groupes se mélangeaient tout le temps, on ne savait pas toujours vers où aller. D’ailleurs, je ne suis même pas sûr que l’on soit reparti avec le guide avec lequel nous étions arrivés !

Nous avons pris le bateau de 9h et sommes revenus vers 12h30. Réservez bien vos billets à l’avance sur le site officiel. Prix : R320/personne, soit environ 22€/personne.

La péninsule du Cap

Donc cette ville s’appelle Le Cap. Mais qu’est ce qu’un cap ? Un roc ? Une péninsule ? Je crois que je mérite le prix Laurent Delahousse pour cette transition incroyable ! La péninsule du Cap s’enfonce dans l’océan, au Sud Ouest de la ville. Et vous allez voir qu’elle ne manque pas d’intérêt. En plus de proposer une route panoramique qui serpente dans des paysages magnifiques, elle nous propose deux lieux qui, même s’ils sont hautement touristiques, sont forts attrayants : Boulders Beach et Cape of Good Hope.

L’accès à ces deux sites est payant mais est inclus dans la Wild Card que nous avions utilisée pour visiter le parc Kruger.

Boulders beach

Une envie pressante de voir des manchots ? Pas de problème ! On fonce vers Boulders Beach qui abrite une colonie d’environ 2 000 manchots du Cap. Il est possible de les voir de près, tout en limitant le dérangement, grâce à plusieurs passerelles qui ont été aménagées par l’organisme qui gère les parcs nationaux. Je ne cherche pas à casser l’ambiance, mais le lieu est très fréquenté. C’est un passage obligatoire pour toute personne de passage dans la région. Alors, tout au long de la journée, en plus des véhicules particuliers, des bus déversent des hordes de touristes. Ceux-ci se ruent sur la passerelle qui descend directement jusqu’à la plage, moyen le plus direct de voir des dizaines de manchots. Ce point de vue est celui que l’on voit sur la première photo. Nous avons choisi l’autre passerelle. Celle qui emmène de l’autre côté de la plage en passant dans la forêt, dans laquelle se situent les nids de tous ces petits gars. On en croise, par-ci par-là, qui vont et qui viennent. Et ça ne sent vraiment pas bon ! Au bout, c’est la plateforme d’observation, semblable à la première, mais bien moins fréquentée (on n’a jamais été plus de quatre ou cinq). Beaucoup plus agréable pour regarder les manchots et beaucoup plus confortable pour les prendre en photo. Il est bien entendu strictement défendu de descendre sur la plage. Néanmoins il y a d’autres plages très proches sur lesquelles il paraît (on n’a pas essayé) qu’on peut se baigner avec les manchots !

Cape of Good Hope

Le cap de Bonne-Espérance n’est ni le point le plus au Sud de l’Afrique, ni la limite entre l’océan Atlantique et l’océan Indien. Il ne sert à rien. Il est pourtant un point de repère mythique pour les navigateurs. Situé tout au bout de la péninsule, on y accède en roulant en pleine nature. On a vraiment l’impression d’aller au bout du monde

Pour avoir la jolie vue depuis Cape Point, il faut marcher. Et ça grimpe. En plein cagnard. Sur la photo, on a l’impression que le parking est là, juste en bas. FAUX ! Vous voyez la route tout à droite ? Vous voyez les petits points blancs le long de la route ? Et bien nous étions garés là ! Et j’avais laissé la bouteille d’eau dans la voiture. S’il n’y avait pas eu autant de témoins autour de nous, Alexandra n’aurait pas hésité un seul instant à me pousser dans le vide ! Alors pour une fois je dis merci. Merci les gens, vous m’avez sauvé la vie !

Hermanus

« On peut voir des baleines à deux heures de route de Cape Town ! »
« Youpi ! En voiture ! »
(conversation presque véridique)

La petite ville d’Hermanus est le port de la région d’où l’on embarque pour aller voir les baleines. Il est possible de ne mettre qu’une heure et quarante minutes pour y aller mais la route côtière, bien que plus longue, est beaucoup plus jolie. Par contre, il faut me croire sur parole parce que je n’ai retrouvé aucune photo (une faille spatio-temporelle peut-être). La ville en elle-même est plutôt sympathique, on peut même se promener le long de la côte sur un sentier en attendant l’heure de son bateau. D’ailleurs, on y a trouvé une bête non identifiée. Après quelques recherches, il se pourrait bien que cela soit un daman du Cap. Mais je m’égare. Revenons à nos moutons. Enfin, à nos baleines ! Tristesse de la blague. Les cétacés que nous observons ici sont des baleines franches australes (Southern right whale en anglais), bien moins démonstratives que les baleines à bosse (Humpback whale), seule espèce que nous connaissions à l’époque. En plus de ça, elle ont des sortes de pustules sur la tête qu’on appelle des callosités. Nous avons pu en observer quelques-unes mais en toute honnêteté, on avait quand même du mal à comprendre ce qu’on voyait. Je vous laisse en juger avec les photos.

Les baleines s’observent de juin à décembre. Nous avions réservé notre excursion auprès de Southern Right Charters. Plusieurs départs par jour ont lieu. Compter environ 2h de sortie. Prix : R800/personne, soit environ 57€/personne.

NOS BONNES ADRESSES AU CAP :

 Une auberge de jeunesse plutôt cool, moderne et bien située : Never@home
Un restaurant super canon dans une maison de maboule : Kloof Street House. Le moelleux au chocolat, accompagné d’une glace au chamallow et de chamallows grillés, nous émeut encore rien que d’y repenser !
De délicieuses pizzas chez Big Route, juste à côté de notre hôtel. Pratique !
Un bon restaurant mexicain, également à côté de l’hôtel : El Burro. Attention, les plats chauffent en bouche ! Comme il y a souvent du monde, on en profite pour boire un verre en attendant qu’on nous appelle au petit bar juste en dessous : Cabrito.

Malgré une ou deux petites déceptions, on garde un très bon souvenir de nos quatre jours à Cape Town et dans sa région. La variété des activités et des points d’intérêts sont clairement le gros point fort de cette ville. En ce qui nous concerne, c’est bien entendu les manchots  qui ont la plus haute place dans notre cœur ! Et vous, qu’est ce que vous préférez en voyage ? La ville ? L’Histoire ? Les paysages naturels ? Les bêtes ? La réponse D ?

Commentaires

  1. Je garde un excellent souvenir de notre passage dans les environs de Cape Town 🙂 . Le Cap de Bonne Espérance est magnifique avec ses grands espaces, sa faune (autruches et élan du cap), ses plages désertes et ses paysages accidentés. Table Mountain dans le brouillard… on a un peu moins accroché que les nuages ! On a préféré se payer une tête de lion en gravissant la colline voisine Lion’s Head (sous le soleil en plus, ce qui ne gâche rien !) pour avoir une vue panoramique sur Table Mountain et toute la baie du Cap.

  2. Wow ! Cette photo du Cap avec la mer de nuages qui arrivent… c’est juste magnifique ! (Je suis jalouse, je n’ai pas eu la chance de voir ça). On n’a pas eu le temps d’aller à Hermanus nous… Mais c’est une belle ville à découvrir (enfin plus pour le côté nature que la ville en elle-même)

    1. C’est vrai que c’est super joli avec les nuages. La contrepartie, c’est que le téléphérique était arrêté, et donc on n’a pas pu monter… De mon point de vue, tu n’as pas raté grand chose à ne pas aller à Hermanus : ça nous a fait une grosse journée de route pour finalement pas grand chose !

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