La havane

Une Havane toute en contrastes

Dans Nos itinéraires, Nos voyages par Alexandra

C’est à La Havane qu’a commencé notre road-trip à Cuba en mars dernier. On a atterri un jeudi soir et on a pris un taxi pour rejoindre notre AirBnB situé en plein centre-ville. Et on a de suite été immergés dans le bain cubain. Vous vous rappelez des sièges en mousse des vieilles Renault des années 90 ? Ceux dans lesquels on s’enfonce de tout son poids… Y a pas à dire, ils étaient super confortables. Et dire que je les avais oubliés. Dans ce taxi, je me suis retrouvée plongée dans mon enfance. En fait Cuba, c’est un vrai voyage dans le temps.

La Havane


Jour 1
– La Habana vieja –

Pas de temps à perdre pour notre 1er jour à La Havane, on se lève tôt. Aujourd’hui on s’attaque directement à la partie la plus ancienne de la ville, son centre historique : la Habana vieja. Elle a été classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO dans les années 80 et un vaste projet de rénovation est aujourd’hui en cours pour préserver ses édifices coloniaux menacés par le temps qui passe.

Le Parque central, son grand théâtre et ses palaces

Le Parque central est une grande place qui marque en quelque sorte le passage de la partie moderne de La Havane à sa vieille ville. Ce qui était cool, c’est que notre chambre se trouvait juste derrière, du coup c’était super pratique pour se déplacer. C’est ici que sont garées les vieilles voitures américaines qui servent aujourd’hui à promener les touristes dans la capitale. Et c’est un vrai festival de couleurs ! Il y en a de toutes les marques : Chevrolet, Pontiac, Buick… La liste est longue. Certaines sont cabriolet, d’autres non. Mais toutes brillent de mille feux ! C’est aussi sur cette place que stationnent taxis, coco-taxis (une sorte de scooter tricycle en forme de noix de coco jaune) et le bus hop on/hop off.

  • José Martí –

    Lorsque la chaleur devient trop accablante, touristes et cubains viennent chercher un peu d’ombre à l’abri des quelques arbres de la place. Et à son coeur, se trouve la statue d’un personnage clé de l’Histoire cubaine : José Martí. Difficile de ne pas entendre parler de lui au cours de votre voyage à Cuba. Il est une vraie référence ici. En gros, il a été l’instigateur de la 2ème guerre d’Indépendance mais aussi le fondateur du Parti communiste cubain à la fin du 19ème siècle. Autrement dit, sans lui, la Révolution cubaine n’aurait sans doute jamais eu lieu. Du coup, il n’y a pas une ville à Cuba dont la place principale ne s’appelle pas José Marti !

    Parque central
  • Gran teatro La Havane

    El Gran Teatro –

    Tout autour de la place se trouvent de magnifiques palaces qui font office d’hôtels avec souvent des rooftops pour boire en verre en observant l’agitation de la ville à ses pieds. Mais c’est aussi ici que se trouve le Grand Théâtre de la ville. Si vous voulez voir des célèbres ballets et opéras à prix abordables, c’est ici qu’il faut venir. On n’avait pas trop anticipé la chose, du coup on n’a pas pu en profiter. Mais rien que de l’extérieur, le bâtiment est magnifique.

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El Capitolio

Juste à côté du Grand Théâtre se trouve le Capitole. Un bel enchaînement. Malheureusement, il était en travaux lorsque nous sommes passés. Il abritera bientôt le Parlement cubain.

Capitolio La HavaneL’ironie du truc, c’est que le Capitole cubain est une véritable copie de celui de Washington !

Nous avons poursuivi en direction du sud de la vieille ville. Et très rapidement ce qui nous a marqués, c’est le contraste entre les magnifiques édifices coloniaux espagnols et les immeubles délabrés. La Habana vieja a été le coeur de la capitale durant trois siècles. On y trouve bon nombre de colonnes, patios, arcades ou encore vieux palaces qui rappellent le passé colonial de la ville. Mais à chaque coin de rue la pauvreté se rappelle à nous. De nombreuses maisons sont craquelées, les murs tous décrépits. On se demande parfois comment elles tiennent encore debout ! La ville apparaît comme figée dans le passé.

  • La havane

    Paseo de Marti

  • La Havane

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Dans le sud de la vieille ville

Dans cette partie de la vieille ville, pas grand chose à voir. On s’est baladés dans les petites rues pour s’imprégner de l’atmosphère. Parfois les rues sont étroites, sales et on ne se sent pas toujours à l’aise. Pourtant on n’a jamais été embêtés. Mais je ne pense pas qu’il y ait de problème de sécurité à Cuba. Là-bas, les gens ont trop peur de s’attirer des ennuis et ça nous arrange bien.

La Havane

  • La Havane

    Casa natal de José Martí –

    Je vous parlais plus haut de José Martí et de la place que tient cet homme dans le coeur des cubains. Et bien voici la maison dans laquelle il est né en 1853. Sa famille louait le 1er étage qui n’était apparemment pas bien grand. On ne l’a pas visité. A ce moment-là du voyage, on était encore de jeunes naïfs qui ne savaient absolument pas de qui on nous parlait ! Et pourtant sa vie est quelque peu surprenante. En plus d’être politicien, José était aussi poète, journaliste, penseur… A 15 ans, il fut arrêté et envoyé au bagne. Finalement, il passera une grande partie de sa vie en exil, notamment à NYC. Pour l’anecdote, il avait même rencontré Victor Hugo en France.

  • Jose Marti

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  • La havaneA la gare ferroviaire, on a pu voir des restes de l’ancienne muraille qui protégeait la vieille ville : au fond, à droite sur la photo.

  • La HavaneUne des nombreuses églises de la ville : la Iglesia de Nuestra Señora de la Merced

Autour de la Plaza Vieja

On est ensuite repartis vers le nord, dans le coeur de la vieille ville. Et on est arrivés sur la Plaza Vieja. Cette place, c’est LA grande place espagnole par excellence. Vous savez la place rectangulaire, bordée de jolis immeubles avec des cafés et des arcades à leurs pieds pour éviter le soleil qui cogne. A son centre, beaucoup de pigeons (les oiseaux hein !) et surtout des Cubains essayant de grapiller quelques pesos aux touristes en chantant l’éternelle chanson Comandante Che Guevara. Je dois avouer que j’ai été quelque peu déçue du lieu. Trop grand, peu de charme… A quelques rues de là, se trouve une (autre) grande place, un peu bondée de touristes, qui abrite la jolie église Saint François d’Assise.

 

La Plaza de Armas

Une belle place arborée où l’on se pose volontiers quelques minutes pour reprendre des forces ! A l’origine, les militaires venaient s’exercer ici, d’où son nom de Place des Armes. Les édifices tout autour sont très beaux. Certains sont à vocation militaire comme le Château de la Force royale, plus vieille forteresse du pays, d’autres administrative comme le Palais des Capitaines Généraux.

  • La Havane

  • La HavanePalacio de los Capitanes Generales

    La HavaneStatue de Christophe Colomb dans le patio

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce palais a été rentabilisé. D’abord siège du gouvernement espagnol, il fut ensuite reconverti en prison avant de devenir palais présidentiel puis hôtel de ville ! Aujourd’hui il abrite un musée, El museo de la Ciudad. Nous, on a bien aimé son patio.

 

La Plaza de la Catedral

La HavaneL’originalité de cette cathédrale, c’est que ses tours de chaque côté sont de tailles et de formes différentes !

Dans la Habana vieja, les distances ne sont pas bien grandes et en une matinée, on en a déjà parcouru la majeure partie ! Mais la chaleur commence à devenir accablante. Alors au déjeuner, on s’est trouvé un petit restaurant avec une sympathique terrasse installée dans l’ombre d’une ruelle. L’occasion de goûter notre 1er mojito du voyage (le premier d’une longue série) !

 

El Museo de la Revolución

L’après-midi, on s’attaque au musée de la Révolution. Il est temps de combler nos lacunes sur l’Histoire du pays !

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    La Havane

    La Havane

  • Ce qu’on a appris de l’Histoire cubaine :

    Avant la révolution, Cuba était sous l’emprise d’un dictateur appelé Batista. De mèche avec la mafia américaine, il avait fait de La Havane le bordel des Etats-Unis.
    Mais dans les années 50, la révolution cubaine éclate sous l’impulsion des frères Castro accompagnés d’Ernesto Guevara et Camilo Cienfuegos. Ils vont ainsi libérer le pays de l’emprise de Batista qui fuira pour l’Espagne, les valises pleines de dollars.

    Tout le monde connaît le Che, cet Argentin qui se battait pour les bonnes causes : Cuba, Bolivie, ex-Congo belge… Mais en revanche, nous on ne connaissait pas Cienfuegos. Il était pourtant le plus célèbre des révolutionnaires à Cuba, après les frères Castro. Mais aussi l’un des meilleurs amis du Che. Alors qu’est-il devenu ?
    Il est tout simplement mort dans un accident d’avion, au lendemain de la révolution. Ce qui forcément soulève quelques doutes : Castro n’aurait-il pas cherché à se débarrasser d’un potentiel rival au pouvoir ?

    Bilan de la visite :

    Le musée est très vieillot et avouons-le, globalement décevant : beaucoup de babioles du type la chemise du Ché ou la chaussure de Fidel Castro (j’exagère à peine), des explications écrites en tout petit et souvent en espagnol. Il faut vraiment être très motivé pour tout voir et lire ! Mais ce qui nous a le plus marqués ici, c’est la propagande. Avec le temps, on s’y fait. Elle est partout !

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Le musée est ouvert tous les jours de 9h à 16h15. Prix : 8 CUC. On y est restés près d’1h30.

La Calle Obispo

Après cette visite éreintante, rien de mieux qu’une glace pour recharger nos batteries. On en profite pour découvrir la Calle Obispo, une petite rue piétonne très pittoresque. On y trouve des petits marchands mais très peu de boutiques. C’est vraiment un truc qui nous a perturbés dans le pays. Ici, quasiment pas de magasins de vêtements, livres, électroménager ou autres. A se demander comment les cubains font pour s’habiller ! De temps en temps, on trouve quand même une sorte de supermarché mais à moitié vide. Je vous dis pas la galère pour acheter de l’eau. Y a pas à dire, Cuba ça dépayse !

El Cristo de la Habana

En fin de journée, on décide qu’il est grand temps d’être feignants et en bons touristes qui se respectent, de s’offrir une petite virée dans une vieille américaine !
Le choix n’a pas été difficile, je l’ai tout de suite vue au loin : une belle Chevrolet 1951 (ça on s’en fout un peu) rose bonbon (ça on s’en fout pas du tout) et décapotable (pour avoir les cheveux au vent comme dans les films) ! Mathieu préférait une blanche, à pois rose (pas mal je dois l’avouer) mais bon, tout le monde le sait, ce sont les filles qui ont toujours le dernier mot !
On se fait déposer au pied de l’immense statue du Christ, El Cristo de la Habana, située de l’autre côté du chenal. Un endroit idéal pour regarder le soleil se coucher sur la vieille ville.

 Il est possible de faire un tour des principaux points d’intérêt de la ville dans ces belles voitures. Les chauffeurs ont un itinéraire tout prêt à vous proposer. Prix : 50 CUC/h. Sinon à vous de négocier ce que vous voulez faire.

La Havane

La Habana Vieja by night

Et après dîner, c’est l’heure de la séance photo de nuit de Mathieu ! On est quand même bien crevés, du coup on se limitera à quelques photos sur la Place de la Cathédrale et au Parque central avant de rejoindre notre BnB.

 


Jour 2

La Havana vieja, c’est bien, c’est tout joli, tout mignon mais on a aussi envie de sortir du cadre colonial et de découvrir la partie récente de la ville. Comme les distances sont ici beaucoup plus grandes, nous nous laissons tenter par LE truc à touristes : le bus hop on/hop off, ici appelé le Habana Bus Tour. Ce qui nous motive avant tout, c’est son prix. Les taxis à La Havane sont très chers et là, nous allons pouvoir nous promener toute la journée à travers la ville, en nous arrrêtant aux principaux sites, pour beaucoup moins d’argent.

 Prix : 10 CUC/personne. Horaires : de 9h à 18h. Le bus part du Parque Central et suit un itinéraire prédéfini à travers Centro Habana, le Vedado et Miramar. Les billets s’achètent directement dans le bus.

– Centro Habana –

 

  • La Havane

  • Lorsque la vieille ville a atteint ses limites en terme de croissance et que ses murailles ne lui permettait plus de s’étendre, le quartier de Centro Habana fut créé. Nous voilà donc dans la partie moderne de La Havane. Mais paradoxalement ce qui nous a le plus frappés ici, c’est la pauvreté. Bien plus que dans la Habana vieja encore. Les immeubles sont pour la plupart dans un état catastrophique. On peut même voir des arbres pousser au travers de certains. A croire qu’il n’y a plus que des façades. Pourtant le quartier est surpeuplé et les gens vivent entassés dans des appartements délabrés. Et tant que la restauration de la vieille ville ne sera pas terminée, le travail ne pourra pas commencer ici.

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La Plaza de la Revolución

La Place de la Révolution est plutôt une immense esplanade qui sert de lieu de rassemblement à chaque grand tournant de l’Histoire cubaine : discours de Fidel Castro, cérémonie d’adieu au Ché… Jusqu’à 1 million de personnes peuvent se réunir ici. Mais l’endroit est somme toute très froid, austère. Quand on est descendus du bus, on a eu l’impression d’être au beau milieu d’un grand parking tout vide. Tout autour on retrouve plein de bâtiments gouvernementaux comme les ministères de la Justice et des Communications ou le Comité central du Parti communiste cubain.
Mais le truc cool ici, ce sont les deux portraits géants de Che Guevara et Camilo Cienfuegos qui s’éclairent la nuit. On a eu la chance de les voir illuminés lors de notre trajet en taxi à notre arrivée. C’est vrai que ça en jette !

Plaza de la Revolucion Havane

Je vous avais prévenus, il est difficile à Cuba de passer à côté de José Martí. Cette fois-ci, voici son mémorial ! Situé au coeur de la Place de la Révolution, il consiste en une tour de 100 m de haut, en forme d’étoile et avec une immense statue de Martí lui-même à ses pieds. Au rez-de-chaussée, un musée lui est consacré.

Difficile de trouver un coin d’ombre sur cette place. On a bien cramé en attendant le bus ! Heureusement les vieilles américaines étaient au rendez-vous. Les chauffeurs qui font faire le tour de la ville aux touristes attendaient ici que leurs clients reviennent. Nous, on en a profité pour faire le plein de photos de nos voitures préférées !

La universidad

Université La HavaneOn ne peut pas passer à côté sans la remarquer. Elle se trouve sur une colline et est desservie par un grand escalier !

El Callejón de Hamel

Voilà une petite rue qui réveillera peut-être l’artiste qui sommeille en vous. Beaucoup de sculptures (au sens pas toujours flagrant) et de peintures murales. À peu près tout ici est recouvert. L’endroit est sympa à découvrir. Malheureusement à peine arrivés, deux jineteros (petits arnaqueurs) nous ont sauté dessus ! Enfin, façon de parler… En tout cas, impossible de s’en défaire. Pendant que l’un m’expliquait les œuvres d’art une à une, l’autre parlait musique à Mathieu. Bref, ils nous ont gonflés, on est repartis sans avoir vraiment fait de photos et Mathieu était remonté comme une pendule !

Callejon de Hamel La HavaneVous les voyez les deux relous qui nous foncent dessus l’air de rien ?!!

El Malecón

L’attraction principale du Centro Habana, c’est le Malecón, véritable symbole de La Havane. Il s’agit en fait d’une grande promenade de front de mer, qui fait également office de digue, protégeant la ville de la mer. Cette large avenue s’étend de la vieille ville jusqu’au quartier de Miramar, 7 km plus loin. De quoi respirer le bon air frais de la mer.
Les Cubains sont très attachés à ce lieu et ont pour habitude de s’y retrouver pour faire la fête, danser la salsa… Mais le moment que tout le monde préfère pour s’y rendre est au coucher du soleil.

Malecon Havane

Et voici donc venu le moment pour vous dire que je n’ai pas du tout aimé cet endroit ! Je pense que la photo illustre bien pourquoi. Désolée, je vais faire ma rabat-joie mais une grande artère, bordée d’immeubles délabrés, où l’on marche aux côtés des voitures, le nez dans leurs pots d’échappement, c’est pas mon kiffe. Ça n’a aucun charme selon moi. Et ce n’est pas non plus romantique. Du coup, c’est sans surprise que vous apprendrez que la plage de Copacabana à Rio m’avait fait à peu près le même effet : sans intérêt. Si je veux voir des immeubles moches en bord de plage, je vais en Espagne, le billet d’avion sera moins cher !
NB : Hormis ses bords de mer, j’aime bien l’Espagne !


– Le Vedado –

Le Vedado est essentiellement un quartier résidentiel, avec beaucoup de maisons, quelques grands hôtels et de nombreuses casas particulares pour dormir. Il est traversé par La Rampa, les Champs-Elysées cubains ! Les Cubains aiment beaucoup sortir ici pour profiter des cafés, de son cinéma…

El Cementerio de Colón

Ce fut notre seul arrêt dans ce quartier. Le cimetière est très grand et aussi très beau. Une sorte de Père Lachaise version cubaine. L’entrée est marquée par une imposante porte. De là, une avenue mène à une jolie petite église au coeur du cimetière. Certaines tombes sont de vraies oeuvres d’art.
Mais la visite est fatigante. Une fois de plus, il fait très chaud. L’endroit est immense, il faut beaucoup marcher. Et nous ne connaissons pas les gens les plus célèbres enterrés ici. Du coup, on poursuit notre chemin !

Ouvert tous les jours de 8h à 17h. Prix : 5 CUC. Plan à l’entrée.


– Miramar –

A en lire les guides, ce quartier vaut le déplacement. Situé tout à l’ouest de la ville et séparé par une rivière du Vedado, nous voilà dans la partie résidentielle chic de La Havane. Et c’est d’ailleurs ici que vit Raul Castro ! Une 5ème avenue (de nom en tout cas), des ambassades, des palais et les restaurants les plus réputés de la ville. Voilà ce qu’est Miramar. Malheureusement le Habana Bus tour ne nous a pas permis de voir tout ça. Le bus se contente de faire le tour des hôtels pour ramasser le plus de clients possibles, sans aucun réel intérêt touristique pour nous. Et nous étions trop loin pour pouvoir espérer rejoindre la partie intéressante du quartier à pied.


BILAN DU HABANA BUS TOUR :
Mitigé ! L’idée était bonne mais le problème, c’est que la plupart des gens se laissent porter et ne descendent jamais visiter les points d’intérêt. Résultat, quand on veut remonter dans le bus, soit c’est complet, soit il faut rester debout. Et la partie à Miramar était une perte de temps. On n’y a clairement rien vu.
Pour le côté positif, on a pas mal roulé et traversé des quartiers différents, ce qui permet d’avoir un bon aperçu de la ville, une vue d’ensemble je dirais. C’est sûr que ce n’est pas une visite en profondeur mais les distances sont grandes. Pas trop le choix en deux jours.


De retour au Parque central, on monte se requinquer au bar qui se trouve sur le toit de l’hôtel Inglaterra. La terrasse est agréable, le mojito plutôt bon et, surtout, pas plus cher qu’ailleurs ! Surprenant pour un rooftop.

Alors que soleil descend progressivement, on se décide à remonter le Prado, l’artère qui relie la Parque central au Malecón. De loin, la grande avenue que j’ai préférée. C’est ombragé, vivant, et les vieilles demeures qui la bordent sont très belles.
Arrivés au bout, on a sur notre gauche, le Malecón avec le soleil qui se couche tout doucement derrière les immeubles et en face, le phare qui marque l’entrée du chenal, éclairé d’une jolie lumière dorée.

Malecon Havane

Un riche passé colonial, beaucoup de pauvreté, des Cubains tantôt accueillants tantôt énervants, des immeubles colorés et délabrés… La Havane, ville aux multiples facettes, nous a laissé un sentiment mitigé. Un peu à l’image du pays. On vous en dit plus sur nos péripéties et désillusions ici :

Des hauts et des bas à Cuba  

On partagera bientôt avec vous la suite de notre voyage à travers le pays !

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Commentaires

    1. Merci beaucoup Marie pour ce gentil commentaire. Même si le pays nous a globalement déçus, on doit reconnaître qu’on a pris beaucoup de plaisir à y faire des photos !

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